TMS en atelier : comment un chevalet support de peaux vient soulager le dos et les épaules des collaborateurs ?
02.06.26Dans les ateliers de maroquinerie et de sellerie, le chargement et déchargement des peaux est un geste répété des dizaines de fois par jour. Un geste anodin en apparence, mais qui génère, au fil du temps, des lésions silencieuses. Jusqu’ici, les chevalets présents sur le marché sont à hauteur fixe et ne s’adaptent pas aux personnes. Le maroquinier doit alors hisser les grandes peaux sur le chevalet sources de gestes traumatisants.
Temps de lecture estimé : 4 minutes
Les TMS, premier risque professionnel en France. Ce constat appliqué dans un atelier où l’on manipule de grandes peaux commence souvent par un chevalet trop haut.
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent plus de 87 % des maladies professionnelles reconnues en France. Dans les ateliers de travail du cuir, les opérateurs manipulent des peaux entières pouvant peser plusieurs kilos. Pour les déposer ou les récupérer sur un chevalet à hauteur fixe, ils doivent élever les bras, pivoter le buste, compenser avec le dos.
Ces microtraumatismes répétés s’accumulent jusqu’à l’arrêt de travail:
- 87%des maladies professionnelles reconnues sont des TMS
- ↑40%d’augmentation des TMS sur 10 ans en France
- 22jd’arrêt moyen par TMS reconnu (INRS)
Pour les directions industrielles et les responsables HSE des grandes maisons, c’est une question de coût, d’absentéisme et de fidélisation des équipes.
Le problème avec les chevalets à hauteur fixe
La plupart des chevalets disponibles sur le marché sont conçus avec une logique de stockage : on veut stocker un maximum de peaux dans un minimum de place, donc on monte haut pour que les peaux ne trainent pas au sol.
Résultat : l’opérateur doit s’adapter. Il lève les bras. Il tord le buste. Il compense.
Certains fabricants ont tenté de répondre au problème avec un stockage supplémentaire à hauteur de bassin. C’est mieux. Mais c’est insuffisant : la hauteur reste fixe, et un opérateur de 1m65 n’a pas les mêmes besoins qu’un opérateur de 1m85. Sans parler des tables de travail fixes déjà présentes en atelier, avec lesquelles il faut composer.
« Un chevalet ergonomique à hauteur fixe, c’est un compromis. Le chevalet ergonomique à géométrie variable, c’est l’absence de compromis. »
Avec la géométrie variable, l’outil s’adapte à l’humain, et non l’inverse
Le chevalet ergonomique à géométrie variable résout ce problème à la racine. Sa hauteur de travail s’ajuste en continu, à chaque personne, à chaque table, à chaque contexte d’atelier. Grâce à deux colonnes électriques télescopiques alimentées par batterie, la transformation s’opère en quelques secondes, sans effort et sans risque.
Concrètement, le chevalet passe de deux configurations opposées :
Mode stockage empreinte minimale au sol : Largeur 483 mm (Hauteur 1 463 mm)
Mode chargement/déchargement hauteur variable adaptée à l’opérateur : hauteur de 1463 mm à 925 mm. La largeur varie de 483 à Largeur 1 337 mm.
En mode stockage, le chevalet occupe seulement 483 mm de large : il se glisse dans les couloirs, se range contre un mur, libère l’espace de circulation. En mode chargement, il s’abaisse et s’ouvre pour offrir une surface de travail à la bonne hauteur sans élévation des bras, sans rotation du buste, sans effort parasite.
Ce que ça change concrètement en atelier
- Plus aucune élévation de peau au-dessus des épaules: les gestes contraignants sont supprimés à la source.
- Adaptable à tous les gabarits d’opérateurs et à toutes les configurations de postes de travail existants.
- Blocage des 4 roues simultané en une seule commande pied : le chevalet est immobile pendant le chargement, pas de dérive, pas de risque.
- Fil de traîne antistatique au sol : zéro choc électrostatique pour l’opérateur.
- Des déplacements faciles grâce à la 5ème roue centrale.
- Double civière disponible en option pour les peaux roulées ou les chutes.
- Batterie amovible et rechargeable (5h de charge) aucune dépendance à une prise fixe.
Un investissement qui se mesure
Un TMS reconnu coûte en moyenne 22 jours d’arrêt de travail. À l’échelle d’un atelier de 10 à 30 opérateurs, l’impact RH, la désorganisation de la production et les coûts directs associés dépassent largement le coût d’un équipement préventif.
Le chevalet ergonomique à géométrie variable n’est pas un équipement de confort. C’est un équipement de performance. Ceux qui travaillent sans contrainte physique travaillent mieux, plus longtemps et sans douleurs.
Un engagement RSE certifié
La démarche d’équipement ergonomique s’inscrit dans une politique RSE cohérente. Pour les donneurs d’ordres qui intègrent des critères sociaux et environnementaux dans leurs appels d’offres, c’est un signal fort.